Innovation : Hy.G Motors, Switch, Sea.AI et Vectura sélectionnées par le Gican pour transformer l’industrie

Innovation : Hy.G Motors, Switch, Sea.AI et Vectura sélectionnées par le Gican pour transformer l’industrie

Le Gican, groupement des industries de la construction navale française, a révélé le 8 juillet 2026 les lauréats de la quatrième édition de son accélérateur SeaStart. Quatre entreprises se distinguent : Hy.G Motors, Switch, Sea.AI et Vectura. Leur point commun ? Une capacité à conjuguer technologie de pointe et besoins concrets de l’industrie maritime.

SeaStart : un accélérateur au service de la transformation industrielle

Lancé en 2019, SeaStart a pour objectif de connecter les grands industriels et institutions aux startups et PME technologiques. Ce programme d’accélération répond à un enjeu majeur : la transformation industrielle du secteur naval français. En 2026, la filière confirme son dynamisme avec une sélection exigeante.

Les quatre lauréates apportent des réponses distinctes aux défis du secteur. Hy.G Motors travaille sur la propulsion électrique de forte puissance, Switch développe des solutions duales, Sea.AI renforce la sécurité en mer grâce à l’intelligence artificielle, et Vectura complète ce panorama avec son expertise technique. Une diversité qui illustre la vitalité de l’écosystème maritime.

SeaStart 2026 en chiffres
  • 4
    lauréates en 2026
    dont trois bretonnes
  • 320+
    acteurs réunis par le Gican
    chantiers, équipementiers, défense
  • 50 %
    du CA à l'export
    un atout pour les startups
  • 30 kW
    puissance du RIM 30
    moteur électrique marin

Une sélection tournée vers l’export et la souveraineté

L’industrie navale française réussit un pari singulier : concilier l’excellence de ses programmes souverains avec une agilité entrepreneuriale. La moitié de son chiffre d'affaires provient de l’export. SeaStart contribue directement à cette performance en favorisant l’émergence de solutions compétitives.

Le Gican rassemble plus de 320 acteurs : chantiers navals, intégrateurs systèmes, équipementiers et acteurs de la défense. Cette force de frappe collective permet aux startups sélectionnées de bénéficier d’un réseau exceptionnel. Les lauréats intègrent un écosystème où les besoins opérationnels rencontrent des innovations matures.

Hy.G Motors : la propulsion électrique made in Bretagne

Basée à Vannes, dans le Morbihan, Hy.G Motors conçoit des systèmes de propulsion électrique pour le maritime et l’industrie. La société s’apprête à dévoiler le prototype de son moteur le plus puissant, le RIM 30, développant 30 kW. Une réponse directe aux besoins croissants de décarbonation.

L’entreprise ne se contente pas de produire des moteurs. Elle accompagne ses clients dans le développement de solutions performantes, fiables et adaptées à leurs spécificités. Cette approche sur mesure séduit les acteurs du secteur, soucieux de réduire leur empreinte environnementale sans sacrifier la performance.

Le défi de la puissance électrique embarquée

Jusqu’à présent, les moteurs électriques maritimes peinaient à rivaliser avec les motorisations thermiques en termes de puissance. Le RIM 30 change la donne. Il ouvre la voie à des navires plus propres, notamment pour la navigation côtière et les activités portuaires.

Hy.G Motors incarne cette génération d’entreprises qui ne subit pas la transition énergétique mais la pilote. Sa sélection par le Gican lui offre une visibilité accrue auprès des grands donneurs d’ordres. Une reconnaissance méritée pour une société qui place l’innovation au cœur de sa stratégie.

Switch et Sea.AI : la dualité au service de la marine

Switch a franchi un cap en adhérant au Gican et en intégrant SeaStart. Cette startup travaille sur des technologies duales, c’est-à-dire utilisables à la fois dans le civil et le militaire. Une approche stratégique qui correspond aux besoins de souveraineté exprimés par la filière.

Sea.AI, de son côté, apporte une expertise unique à l’intersection de l’électronique marine et de l’intelligence artificielle. Ses systèmes de détection en mer renforcent la sécurité des navires, qu’ils soient habités ou autonomes. Leur présence enrichit considérablement l’écosystème naval français.

Des bretons très présents dans cette promotion

Fait remarquable, plusieurs lauréates de cette édition sont bretonnes. Hy.G Motors, Switch et Sea.AI illustrent la vitalité du tissu industriel régional. Le lien entre le Gican et la Bretagne, terre de construction navale et d’innovation maritime, se renforce année après année.

Ce dynamisme breton n’est pas un hasard : le territoire concentre des compétences uniques en ingénierie navale, des écoles de renom et une culture de l’expérimentation. Les startups y trouvent un terrain propice pour tester leurs solutions en conditions réelles. Un atout considérable pour leur développement.

Les prochaines étapes pour les lauréats de SeaStart

Dès septembre, les quinze startups sélectionnées pour SeaStart bénéficieront d’une nouvelle session du programme Dual Boost, organisé en partenariat avec le Gican. Ce dispositif intensif de mentorat et de mise en relation vise à accélérer leur croissance et leur passage à l’échelle.

Les entreprises lauréates pourront compter sur un accompagnement personnalisé, des rencontres avec des industriels et un accès privilégié aux programmes de recherche et développement. L’objectif est clair : transformer des innovations prometteuses en succès commerciaux.

Quels critères pour intégrer ce programme d’exception ?

  • 🚀 Une technologie mature avec un fort potentiel de différenciation
  • 🌊 Une application directe dans le secteur maritime ou naval
  • 🏭 Une capacité à répondre aux besoins concrets des industriels
  • 🤝 Une volonté de s’inscrire dans une dynamique collective
  • 📈 Un modèle économique viable et des perspectives de croissance solides

Ces critères expliquent pourquoi la sélection SeaStart est si exigeante et si recherchée. Les lauréates ne reçoivent pas seulement une labellisation : elles intègrent un collectif qui les porte vers l’export et la réussite industrielle.

Une reconnaissance internationale pour l’industrie navale française

La sélection de ces quatre entreprises dépasse le cadre national. Elle positionne la France comme un acteur clé de la transformation de l’industrie maritime mondiale. Les technologies développées par Hy.G Motors, Switch, Sea.AI et Vectura intéressent déjà des partenaires étrangers.

Le choix du Gican d’intégrer des pépites comme Sea.AI, avec une expertise pointue en IA, témoigne d’une vision stratégique claire. L’industrie navale française ne se contente pas de construire des navires : elle invente les solutions qui rendront le transport maritime plus sûr, plus propre et plus intelligent.

La mer devient ainsi un véritable levier de réindustrialisation du territoire national. Les chantiers se modernisent, les startups essaiment, et l’écosystème se renforce. De quoi regarder l’avenir avec confiance.

Ce que change SeaStart pour ces startups

Est-ce que SeaStart est réservé aux startups bretonnes ?

Pas du tout. L'accélérateur regarde les solutions technologiques, pas le code postal. Si une bonne partie du cru 2026 vient de Bretagne, c'est surtout parce que le tissu naval y est dense.

Ça apporte quoi concrètement d'être sélectionné par le Gican ?

Un accès direct à plus de 320 acteurs : chantiers, équipementiers, intégrateurs. Et une visibilité sérieuse auprès des grands donneurs d'ordres, y compris pour l'export.

Le RIM 30 de Hy.G Motors, c'est vraiment une révolution ?

C'est un moteur électrique de 30 kW pour le maritime, ce qui n'existait pas vraiment à cette puissance. Il vise surtout la navigation côtière et les ports, pas le gros cargo transocéanique.

Faut-il être une entreprise mature pour postuler ?

Il faut déjà avoir une solution qui tourne et qui répond à un besoin précis de la filière. SeaStart n'est pas un incubateur pour idées en carton, c'est un accélérateur pour innovations mûres.

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