Le 13 août 2026, Donald Trump a ordonné à l’US Navy de revenir aux catapultes à vapeur pour ses futurs porte-avions. Cette décision, annoncée comme un retour à une technologie « fiable », bouleverse les plans de modernisation de la marine militaire américaine. Explications.
Un revirement stratégique pour les porte-avions américains
Donald Trump a annoncé jeudi que les futurs porte-avions américains utiliseront de nouveau les anciens modèles de catapultes pour lancer leurs aéronefs. La Maison-Blanche justifie ce choix par des problèmes de fiabilité des systèmes électromagnétiques EMALS, en service sur la classe Ford.
Ce retour en arrière intervient après des conflits récents, dont la guerre en Iran, qui ont révélé les faiblesses de navires vieillissants et des délais d’approvisionnement trop longs. Selon une note présidentielle, le Pentagone devra remplacer les EMALS par des systèmes hydrauliques et à vapeur.
| Critère | Catapultes à vapeur | EMALS électromagnétiques |
|---|---|---|
| Fiabilité | Éprouvée depuis des décennies | Problèmes récurrents sur la classe Ford |
| Puissance | Moins puissante | Plus puissante, lance des appareils plus lourds |
| Coût de remplacement | Plus simple à installer | Très coûteux à changer |
| Utilisateurs | Anciens porte-avions | Classe Ford, futur PANG français |
| Décision de Trump | Retour forcé pour les futurs navires | Abandon après des pannes |
L’USS Doris Miller, premier navire concerné
Le premier bâtiment impacté sera l’USS Doris Miller, un porte-avions à propulsion nucléaire dont la livraison est prévue pour 2034. Ce changement de système de catapultes devrait coûter plusieurs milliards de dollars, selon Bryan Clark, chercheur à l’Hudson Institute.
L’entreprise General Atomics, qui avait décroché le contrat pour les catapultes électromagnétiques, a réagi en déclarant que cette décision « mérite un réexamen attentif ». Trump s’était plaint de ces systèmes dès 2017, les jugeant « pas bons » et sans « la puissance » de la vapeur.
Catapultes à vapeur ou électromagnétiques : que choisir ?
La technologie des catapultes à vapeur équipe les porte-avions depuis le XXe siècle. Elle est aujourd’hui dépassée par les systèmes électromagnétiques, plus puissants et moins contraignants. Mais le président américain privilégie la fiabilité éprouvée plutôt que l’innovation.
Les EMALS permettent de lancer des appareils plus lourds et de réduire les contraintes mécaniques. Le PANG, futur porte-avions français, utilisera d’ailleurs cette technologie avec trois catapultes électromagnétiques, pour un « doublement des sorties aériennes ».
Mais ce choix soulève la question de la dépendance aux technologies étrangères, notamment américaines. Les catapultes du PANG ont été commandées à General Atomics, après l’accord de la Defense Security Cooperation Agency.
Les critiques fusent contre la décision de Trump
L’ancien astronaute et sénateur démocrate Mark Kelly a vivement réagi sur X : « Même moi je ne me permettrais pas de dire à la Navy comment concevoir les systèmes spécifiques de ses navires. » Une critique cinglante pour un changement qui pourrait coûter des milliards.
Les enjeux de la modernisation de l’US Navy
Ce revirement intervient dans un contexte de modernisation difficile pour l’US Navy. La flotte américaine doit renouveler ses navires vieillissants tout en répondant aux menaces contemporaines. La décision de Trump ajoute une couche d’incertitude sur l’armement et la technologie navale.
Par ailleurs, la note présidentielle autorise le Pentagone à attribuer des contrats à des fournisseurs étrangers à court terme pour accélérer les constructions. Une mesure inédite qui pourrait redessiner les chaînes d’approvisionnement militaires.
Et la France dans tout ça ?
La France suit un chemin inverse avec son programme PANG. Le future porte-avions français adoptera les catapultes électromagnétiques, tournant la page de la vapeur du Charles de Gaulle. De quoi interroger sur la pertinence du choix américain.
Cette divergence illustre deux visions stratégiques : l’une tournée vers l’avenir, l’autre marquée par le pragmatisme. Mais les coûts colossaux du retour à la vapeur interrogent sur la pérennité d’une technologie jugée obsolète.
Un choix aux conséquences majeures
Voici les points essentiels à retenir de cette décision présidentielle :
- ➡️ Retour aux catapultes à vapeur pour tous les futurs porte-avions américains
- 💰 Plusieurs milliards de dollars de coûts supplémentaires
- ⚙️ Remplacement des EMALS par des systèmes hydrauliques et à vapeur
- 🇺🇸 Critiques politiques et industrielles face à ce revirement
- 🇫🇷 Contraste avec la France, qui adopte l’électromagnétique pour son PANG
La décision de Donald Trump marque un tournant spectaculaire dans l’histoire de l’US Navy. Alors que la Chine et la France misent sur les systèmes modernes, les États-Unis choisissent le chemin inverse. Une pari risqué qui pourrait redéfinir l’équilibre naval mondial.
La vraie raison du retour à la vapeur
Pourquoi Trump déteste autant les catapultes électromagnétiques ?
Depuis 2017, il les juge pas assez puissantes et peu fiables. La panne répétée des EMALS sur la classe Ford l'a conforté dans son idée. Pour lui, la vapeur a fait ses preuves.
Est-ce que ça va vraiment coûter des milliards ?
Plusieurs milliards, selon Bryan Clark. Il faut remplacer tout le système de lancement sur un porte-avions déjà en construction, et adapter les navires. General Atomics, qui avait le contrat, demande d'ailleurs un réexamen.
Le PANG français va vraiment utiliser les catapultes américaines ?
Les trois catapultes du PANG ont été commandées à General Atomics. C'est un choix assumé par la France, mais qui crée une dépendance technologique. La décision de Trump ne change rien pour l'instant.
Ça veut dire que les porte-avions américains vont redevenir plus lents ?
Ce n'est pas forcément le cas. La vapeur lance des avions lourds mais elle reste moins puissante que l'électromagnétique. Certains appareils les plus lourds pourraient être limités.
Et de votre côté, comment ça se passe ? On vous écoute
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Diplômée en communication visuelle, Thaïs s’est spécialisée dans le print et le branding après plusieurs années en agence. Elle suit de près les tendances graphiques et les évolutions du marché de l’impression. Rigoureuse et curieuse, elle aime les contenus qui vont droit au but.